Pêcher le silure au ver

Pêcher le silure au ver


Le Matériel
Silure au ver
Canne à lancer de 3., à 3,50 m
Moulinet mi-lourd
Nylon de pêche : 35 à 50/100
Bas de ligne : 30 à 45/100
Hameçon simple n°1 à 4/0 

 
Les vers :

Les vers vers de rosée, vers de fumier, vers à tête noire,(avec une préférence pour les premiers) sont des appâts très appréciés du silure. Les gros lombrics sont eschés par paquets de 5 ou 6. Les petits vers de fumier sont enfilés à l'aide d'une aiguille sur un fil de coton par 30 ou 40, puis rassemblés en fagots.
Les écrevisses : 

Elle sont également très appréciées, eschées vivantes, par une ou deux au niveau d'un segment de la queue ou présentées sous la forme de queues décortiquées.



A la plombée

Silure au ver

Le ver est esché en le piquant en deux fois de manière à former une petite boucle avec un hameçon simple.

Le ver est lancé moelleusement puis légèrement freiné lors de sa chute pour éviter les emmêlages et obtenir un étalement correct du montage. Sitôt la prise de contact avec le fond, la canne est posée sur son support, à 60° en rivière, bannière tendue afin de soustraire la plus grande longueur possible de fil à l'action du courant.
En eau calme, la canne est posée à l'horizontale, le scion pointé vers la surface, bannière mollement tendue.
Dans tous les cas, le pick-up est maintenu ouvert car le silure détecte ma moindre résistance. L'indicateur de touche peut être un petit cube de polystyrène glissé sur le nylon à la pointe du scion, un écureuil, un petit galet qui coince le nylon au sol, une baguette, un élastique sur la poignée de la canne, et tous les systèmes qui bloquent le fil à la sortie du moulinet mais doivent le libérer à la moindre sollicitation anormale.






Les postes

Silure au ver
En rivière : durant la journée, il faut le chercher sur toutes les places ombragées, en eau profondes, le long des berges abruptes et encavées par le flot principal qui apporte directement à notre paresseux sa nourriture. Il apprécie tout particulièrement les rives pourvues de racines et de branchages immergés, qui offrent des zones de frayères appréciées dès la fin du printemps. Un tronc d'arbre abattu au milieu d'un remous calme offre également une place de choix. Tous les secteurs situés en aval des ouvrages peuvent être fréquentés s'ils sont suffisamment profonds (fosses derrière une pile de pont, une digue, une écluse/. Le poisson se tient volontiers dans le lit central de la rivière, ainsi qu'à proximité de l'arrivée d'un tributaire ou d'un collecteur d'eaux usées, de rejets d'abattoirs, des eaux réchauffées par les centrales thermiques ou nucléaires. Le soir venu, il vient souvent chasser le long des herbiers de bordure.

En étang, lac, retenue artificielle : ces milieux offrent un habitat de prédilection avec une nourriture abondante, des fonds vaseux sur lesquels il aime évoluer. On peut le rencontrer en lac de barrage, sur l'ancien lit de la rivière, au ras des herbiers précédant les eaux profondes le matin ou le soir, au pied des falaises et des éboulis rocheux, à proximité des îlots et des tributaires.
La mise au sec : 

Elle se fait avec la main (qui doit être gantée pour éviter de se faire râper la peau), qui n'est employée que lorsque le poisson est épuisé. Le pouce, enfoncé dans la gueule, est coincé en arrière du massif de dents situé sur la mâchoire inférieure. Les autres doigts, placés à l'extérieur, forment une pince solide et assurent uns prise ferme. Le poisson est ensuite directement hissé sur la berge de manière à profiter de l'effet de surprise, en prenant garde aux violents coup de queues rageurs.
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