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               pèche du sar sardine La pêche à la pelote 






La pêche à la pelote est une très efficace pêche du bord, traditionnelle sur les côtes d'Afrique du Nord et pratiquée sur les côtes françaises depuis les années 60.
Vous rechercherez principalement les sars avec cette technique, mais vous pêcherez aussi les bogues hélas, les blades ou oblades, les pataclés (du genre sar), mandoules… certains ont la chance de piquer le loup (bar).
Matériel : une canne à anneaux un peu longue 5, 6 mètres ou plus, légère et solide, un peu souple mais pas trop.
Un petit moulinet sur et léger garni de fil 22 ou 24/100èmes.
Montage : il n'y a pas plus simple. Un hameçon trident monté sur 50 cm de fil de diamètre égal ou inférieur au corps de ligne et noué à celui-ci, si ça doit casser, ça cassera à la jointure. Il n'y a pas de plomb, le sable contenu dans la pelote alourdit la préparation, et la ligne légère danse ballotée par les remous dans la vague.
Principe de la pêche : " broméger " c'est à dire attirer le poisson en jetant continuellement et pendant un certain temps au même endroit, n'hésitez pas à insister 15 à 30 minutes, du sable imprégné de sardines broyées. Vraiment bien broyées, il s'agit d'apéritif et il ne faut surtout pas gaver les poissons.
Où ? choisir le bon endroit est difficile et primordial. La côte doit être rocheuse, le lieu de pêche n'est pas nécessairement profond, mais le sar doit pouvoir y être attiré et y venir depuis ses habitats naturels : grottes, anfractuosités, galeries sous-marines. Primordial, il faudra de l'écume, l'eau doit bouillonner plus que sur les roches avoisinantes et elle doit même être trouble. Attention quand même, la mer qui " remue " est très dangereuse, surtout par temps de houle. Il y a toujours une vague imprévue qui dépasse deux ou trois fois la hauteur et la puissance des vagues moyennes, donc calculez bien l'endroit où vous vous installez, pour éviter d'être mouillé, de voir partir vos affaires à l'eau ou ne pas avoir droit à une baignade forcée ou tragique...

sardines entières, têtes et arêtes, filets, pierre à écraser, sable chapelure, farine.
        affiche poissons

Le bromège : prélevez sur environ la moitié des sardines les filets et réservez-les pour la pâte de la pelote. Choisissez un petit bout de rocher plat et lisse, étendez-y du sable, les têtes et arêtes plus le reste des sardines. A l'aide d'une pierre, broyez, mixez, écrasez, mélangez et jetez petit à petit à l'eau dans l'écume. Le sable odorant reste sur le poste et les effluves de sardine attirent les poissons, vous commencez d'ailleurs à voir selon le lieu de pêche les petits muges(mulets) frétiller en surface et les oblades " blanquéjer ". Composants de la pelote : filets de sardines pour la chair grasse, le goût et l'odeur ; le sable pour alourdir ; et farine ou chapelure pour " lier " la mixture. Malaxez, mouillez jusqu'à obtenir une pâte consistante et collante. Pour une pêche solitaire d'une matinée, par exemple, prévoyez Ÿ kg de sardines, fraîches c'est mieux. 4 kg de sable fin. Œ kg de farine ou chapelure.
..... 
Conseil : emportez 2 seaux plastique, dont un que vous remplirez d'eau de mer pour vous y laver souvent les mains, éventuellement aussi les sécher sur des chiffons ou du papier absorbant, pour empoigner proprement la canne moulinet… De grâce, laissez les rochers propres en partant, trop de GROS DEGUEULASSES laissent des détritus immondes derrière eux.
. Les sars, excités par le bromège sont pressés par la vague, l'eau trouble et la concurrence de la " compagnie ". La pêche est très active, quand elle réussit elle est très prolifique. Un truc, il se dit qu'un sar décroché entraînera les autres dans la fuite*, alors pas d'erreur ! et si vous rentrez bredouille avec une méchante odeur de sardine, essayez une autre fois.

* à ce propos, mail envoyé par Gaël : Dans la partie "pêche : sar à la pelote", vous dites qu'un sar décroché entraînera les autres dans la fuite. Je peux vous affirmer que ceci est faux. J'ai l'habitude de pêcher chaque été le sar par dizaine. J'en pêche tellement que j'en relache une grande partie et à chaque fois que l'un d'eux est relaché, cela n'empêche pas les autres de mordre. Amicalement. 

*Je suis très heureux d'avoir trouvé un site qui parle de ma passion. Etant né il y a 45 ans au MAROC, je pratique depuis cet art qu'est la pêche a la pelote. Il existe différentes techniques(hameçons simples à la place du triple, canne longue 7 mètres). Je voudrais revenir sur le message de Gaël et lui dire que lorsqu'on pêche les gros sars(au delà du kilo), il est déconseillé d'en décrocher car ils auront vite fait de vider les lieux. amicalement. Jean-Marc.

voici la pêche à la pelote telle que la pratique Jean-Marc au Pays Basque :
Ami pêcheur bonjour
Je pêche à la pelote uniquement du côté atlantique. Je fréquente assidûment le Pays Basque français et espagnol.
Pour cela, j'utilise une canne Garbolino de 7 mètres de long, un moulinet Mitchell full control (formidable la gachette de frein pour controler les départs des gros ) d'une contenance de 100 mètres de 30 centièmes.
Tout d'abord je monte une queue de rat : 30,28,26. Ensuite je coupe un bout de 1,50 m de 24 centièmes. J'attache à chaque extrémité de ce bas de ligne un hameçon n°2. Ensuite je mets bord à bord les deux hameçons, je les decale d'environ 5 a 7 cm et j'attache l'autre extrémité au 26 centièmes de la queue de rat. Avant d'attacher le 28 centièmes au 30, j'enfile sur celui-ci un bouchon rond d'un diamètre de 10 m/m. Ce bouchon me sert de repère pour les touches et pour régler la profondeur.
Je reviens sur le bas de ligne à deux hameçons : lorsque je fais la pelote, je tire de chaque sardine deux filets qui se situent sur le dos de la sardine et le reste de la chair sert pour faire la pelote. J'enfile sur chaque hameçon un filet et sur l'hameçon placé le plus bas et orné d' un filet bien sur, je place la pelote. J'ai souvent constaté que les sars ainsi que tous les poissons côtiers d'ailleurs, lorsqu'ils hésitent avec la pelote, ils prennent le filet. Quand on a bien bromégé et que le poisson est présent, alors les doublés peuvent être fréquents





La pêche à la moule à la pierre est une technique de pêche bien marseillaise qui se pratique normalement du bateau pour la pêche des dorades et des veirades (sar à tête noire). C'est une des techniques les plus efficaces qui soit, bien pratiquée, sur un bon coup, des dizaines de kilos de poissons nobles peuvent être pêchés en une partie de pêche.Traditionnellement sur des accidents de relief à 50 mètres de fonds environ (un poste connu est près de Tiboulen du Frioul), le pointu est fixé par deux mouillages qui forment un angle de 90° face au vent, le poste est alors abondamment bromégé avec des moules puis la pêche commence : une pierre d'un volume qui serait celui d'un citron ou d'une grosse mandarine par ex (attention des pas civilisés se procurent des stocks de pierres de façon quasi criminelle, ne faites pas pareil sinon…), une moule ouverte fixée à la pierre par un élastique, et l'hameçon fixé directement à la chair de la moule.
Avantages : l'appât descend à toute allure et échappe ainsi à la prédation des bogues ou des mandoules - pas d'enraguage au fond - pas de montage, on pêche en prise directe avec le poisson - les poissons sont obligés de venir manger à la verticale et de piquer avec force l'appât pour s'en nourrir - "Avant" en encore pour beaucoup aujourd'hui, la pêche à la moule à la pierre se pratiquait à la main, sans canne ni moulinet, et le ferrage s'effectuait dès qu'il n'y avait plus de tension sur la ligne : c'était le signe que le poisson tenait la moule sans la pierre au dessus du fond. Il semblerait plus efficace, à mon avis, de pêcher avec une canne à buscle de 3 mètres de long environ pour avoir de l'amplitude au ferrage (le fil est très distendu sur 50 mètres dans l'eau) et aussi de ferrer pendant l'attaque du poisson sur la moule, ainsi on ferre souvent dans le vide mais dans l'ensemble ça doit faire la différence, les poissons sont piqués avant d'avoir éventuellement engamé, on risque moins d'avoir l'hameçon fondu par la dentition de la dorade.
Pour pratiquer la pêche à la moule à la pierre du bord, il faut pêcher à un endroit propice : assez près de la surface de l'eau – pas plus d'1.50 mètres et là où il y a du fond à mon avis minimum 6/7 mètres, l'idéal étant à l'aplomb d'une falaise sous marine. Gros avantage, on peut pêcher à des endroits poissonneux impêchables à cause de la croche et des enraguages.
Avant de pêcher, c'est mieux de préparer le terrain en envoyant régulièrement à l'eau des morceaux de coquilles de moules écrasées.
Pour les pierres, les choisir de la dimension d'un abricot avec des arêtes qui puissent assurer une bonne tenue à l'élastique. Par exemple, éviter les formes pyramidales et opter pour des formes parallépipédiques.
Pour la grosseur des pierres, elles sont plus petites que pour la pêche en bateau car il y a beaucoup moins de fond, la pierre sert surtout par son poids à passer le barrage des bogues, castagnoles, blades…
L'eschage : glisser délicatement la pointe du couteau entre une des coquilles et la chair de la moule, faire glisser la lame du couteau jusqu'au nerf ou gros ligament qu'il faut sectionner. A cet instant les 2 valves se séparent et on peut délicatement rabattre toute la chair de cette partie de la coquille vers l'autre. La dorade n'est pas regardante, affiche poissonson peut laisser le byssus (la barbe). Glisser d'abord la pointe puis l'hameçon entier sous le ligament. A cet effet, pour faire passer la palette sans accident, tirer l'hameçon en le tenant par la courbure en imprimant une force vers la coquille. Tirer quelques centimètres de fil, puis repiquer l'hameçon en l'accrochant au filament ou nerf près du pied de la moule. Tendre le fil, poser la moule ouverte sur une surface plane de la pierre et faire passer l'élastique par dessus la partie vide de la coquille. Au besoin, refaire un tour d'élastique autour de la pierre.
Matériel : canne à buscle très sensible environ 3.5 mètres, moulinet léger, fil 25/100 bas de ligne 60 cm environ de 25 ou 22/100, hameçon en fonction des moules de 4 à 2/0, je les préfère droits et déportés pour un meilleur ferrage (les rentrants sont plus prenants au palangre), élastiques : plus ils sont petits, moins il y a de tours à faire, donc moins de danger à rater l'affaire.
Action de pêche : idéalement on est assis près de l'eau et on pose à la main la pierre sur l'eau. Il est possible aussi de déposer la pierre plus loin sur l'eau avec la canne, mais c'est risqué puisque la pierre pèse très lourd hors de l'eau et il y a des risques que l'eschage se déchire. Dans ces conditions, lorsque c'est moins facile et qu'il faut un peu « envoyer » : debout, ouvrir le pick-up du moulinet, frein desserré, avec l'index et le pouce tenir le fil, de l'autre main en tenant la pierre abaisser le bras en arrière en tirant sur le fil, positionner la canne à l'horizontale, veiller à la direction du vent pour qu'il n'y ait pas de frottement sur les anneaux de la canne, lancer d'un geste ample et non violent la pierre à l'endroit souhaité, sentir le fil qui se déroule, c'est bon signe le montage a tenu, jusqu'à ce que la pierre arrive au fond. Très vite tendre délicatement le fil et veiller aux minuscules mouvements et pressions sur le le buscle, c'est le signe d'un poisson qui se tanque sur la moule. A différencier des multiples tocs reconnaissables des girelles et d'autres petits poissons qui malgré la difficulté dénudent la coquille en très peu de temps. Ferrer d'un mouvement ample et ferme, attention lorsque c'est une belle pièce on a l'impression d'avoir accroché le fond ! attention au rush il faudra laisser partir en maintenant la pression, ne pas laisser de mou au poisson. Salabre à l'arrivée.
Conseil, lorsqu'un beau poisson a été pris, changer l'hameçon et le bas de ligne, ils ont forcément souffert.
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