Pêche aux leurres, au vif, au mort manié et au mort posé...un point sur toutes les techniques pour attraper ce carnassier.
Les techniques de pêche du sandre
Par Pascal Durantel
Si la pêche du Sandre (Stizostedion lucioperca) est théoriquement possible toute l’année, les deux meilleures périodes semblent être le printemps (on s’interdit alors de profiter de l’agressivité du poisson née de l’approche de la fraye) et l’automne.
Les postes à sandre
Le sandre n’appréciant guère la lumière, il se réfugie dans les zones profondes encombrées de végétation. Ce comportement n’est pas constant, et les habitudes du poisson varient selon les saisons et les mouvements d’eau : il peut ainsi monter chasser sur des secteurs totalement atypiques, comme un banc de sable très ensoleillé ou un courant vif. Le sandre, tout comme le brochet, recherche avant tout la présence du poisson-fourrage, qui lui-même doit trouver dans le milieu une nourriture abondante et des conditions de reproduction satisfaisantes.
La bonne connaissance des postes, l’analyse exacte et intuitive des fonds sont des facteurs de réussite essentiels. Le sandre apprécie tout ce qui brise l’uniformité d’un relief. Pour les lacs de barrage : le pêcheur prospectera en priorité tous les secteurs comportant des obstacles noyés de toutes tailles : pierriers immergés, buissons rivulaires, grands arbres noyés, etc, tous les accidents de relief ainsi que les parages des îles et des îlots, les grands fonds, surtout l’hiver ; la tête de lac, au niveau de l’arrivée de la rivière et toutes les anses et les criques qui reçoivent un tributaire contribuant à l’oxygénation de l’eau.
Dans les ballastières, nous retrouvons les mêmes types de postes, sans oublier les abords du chenal de communication avec le cours d’eau, les rétrécissements entre deux bassins, le courant d’arrivée venant d’un autre bassin, la présence d’une source, le courant de sortie, les abords de la drague qui creuse le plan d’eau, les matériaux noyés et abandonnés tels que godets de charge, câbles, barges ou tapis roulants.
Pour les fleuves et rivières, les postes sont plus difficiles à cerner, en raison des variations brusques que subit le milieu. Le sandre se tient généralement à l’abri des courants dans les parties calmes et profondes, les fosses, les remous lents. Cela ne l’empêche pas de venir chasser, notamment en juillet-août, en eau rapide. On le rencontre également à proximité immédiate de tout obstacle brisant la violence du courant, au pied des falaises, près des berges boisées dont les arbres et arbustes surplombent les rives. La limite du courant principal, les secteurs profonds où l’eau coule à contre-courant sur plusieurs dizaines de mètres offrent encore d’excellents postes.

La pêche aux leurres
Le sandre montre une étonnante faculté d’adaptation aux leurres, dont il apprend très vite à se méfier ! Voici quelques années, l’apparition des leurres souples a ouvert des horizons nouveaux aux pêcheurs de carnassiers. On a cru au leurre miracle tant les premiers essais furent concluants, d’où un engouement foudroyant. Ces petites formes gélatineuses et aberrantes proviennent des Etats-Unis où elles ont été créées pour la pêche du black-bass. Efficaces, d’un emploi fort simple, d’un prix d’achat modique, elles présentent d’autres avantages : la hampe de l’hameçon, dirigée vers le haut du leurre, permet de pêcher sur des fonds très encombrés qui interdisent l’emploi de tout autre leurre. Le leurre souple prend aussi le relais de techniques confirmées en pouvant provoquer l’attaque d’un sandre chipoteur, «forcer la main» d’un poisson que l’on sent mordeur mais méfiant. Les ondes de pression émises n’ont jamais été aussi proches de la réalité, identiques à celles d’une proie habituelle qui se déplace en milieu liquide. Malheureusement, après quelques pêches miraculeuses, on a vite déchanté : le sandre a appris à se méfier du piège, qui a montré certaines faiblesses. Le système de monture est toujours resté le même, et c’est là que le bât blesse ! En effet, l’hameçon SPID plombé en tête et destiné au leurre souple, à hampe longue, confère une trop grande rigidité à l’ensemble, d’où ratés ou décrochages. La plombée, qui n’est pas interchangeable, signifie l’impossibilité d’adapter le lest à la profondeur prospectée. De plus, à chaque type d’hameçon plombé correspond une longueur précise que l’on ne peut varier. Le débutant a de quoi être dérouté devant l’immensité du choix des leurres. Il existe d’innombrables modèles, plus ou moins figuratifs, qui peuvent imiter poissons, lombrics, lamproies, amphibiens. Selon leur aspect, ils travaillent différemment. Un kat à queue aplatie, par exemple, censé imiter un petit gardon, produit des ondes plus sèches et plus courtes qu’un twist à queue souple ou toute autre virgule très ondulante. Le premier est à réserver aux eaux courantes, les seconds aux eaux calmes où le travail du leurre est effectué par une action de dandine. Il existe également plusieurs types de montures. Les têtes plombées (de 4 à 15 g), les plus utilisées, sont intéressantes sur les secteurs très encombrés qui interdisent tout autre leurre. Les montures articulées en tête, à plombée interchangeable, permettent un travail du leurre des plus attractifs, à la manière d’un poisson mort manié. Le leurre souple, frétillant, est attractif dès son entrée dans l’eau. On augmente toutefois ses chances en lui imprimant de la pointe de la canne des saccades et des tirées qui le font progresser sur le fond par petits bonds et glissades, à la manière d’un poisson mort. On doit conserver les yeux rivés sur le fil lors de l’immersion et de la chute jusqu’au fond, l’attaque pouvant avoir lieu lors de la descente. La cuiller tournante ne semble pas donner des résultats constants ni très satisfaisants. Les ondulantes seraient meilleures, car elles travaillent près du fond, sans toutefois jamais égaler les leurres souples. Les meilleurs leurres métalliques sont les montures en tandem Jig, cuillers tournantes assorties de leurres souples. En matière de poissons nageurs, ce sont surtout les modèles grands plongeurs (Shad Rap 7 ou 9 cm), descendant à la verticale lors d’une récupération rapide, qui donnent les meilleurs résultats. Ce travail de tirées et de relâchers permet ainsi de prospecter les fonds moyens des lacs de barrage. De tous les poissons chasseurs, le sandre est certainement celui que les leurres intéressent le moins, hormis bien entendu la fameuse gamme des leurres souples !

La pêche à la mouche
Cette technique est citée pour mémoire car très mal adaptée au comportement du sandre qui évolue le plus souvent en eau profonde. Elle n’est guère applicable qu’en juillet-août, lorsque les sandres recherchent l’ombre des bordures ou chassent sur les hauts fonds ensoleillés, et lors des premières crues d’automne, quand le prédateur «monte» chercher l’alevin sur les bordures calmes ou dans les eaux closes dont la profondeur n’excède en aucun cas 3 à 4 m. Afin de disposer d’un «bras de levier» suffisant permettant un ferrage efficace, la canne est choisie dans les modèles destinés à la truite de mer ou à la pêche en réservoir, d’une longueur de 10 pieds. Légère afin de ne pas engendrer une fatigue supplémentaire due aux innombrables lancers, elle a une action de pointe, pour animer correctement le leurre à distance, sous plusieurs mètres d’eau. On peut plomber le streamer, ce qui risque de brider sa nage et de le rendre moins attractif, la meilleure solution consistant à opter pour une soie qui travaille en profondeur (extra fast sinking).Très sélectif, le sandre s’intéresse plutôt aux mouches imitant un alevin. Le streamer peut être monté sur un hameçon à hampe longue n° 2/0. On recherche les hauts fonds et les bordures ombragées susceptibles d’abriter des sandres. Lorsque le leurre est parvenu au fond, il est animé par des successions de tirées brèves et irrégulières, entrecoupées de tressautements sur place. La touche, légère sensation de lourdeur à la traction, a souvent lieu au cours d’un relâcher ou d’un décollage du fond.

La pêche au vif au flotteur
Cette technique simple permet de taquiner le sandre dans les fosses et fonds très encombrés, là où des méthodes traditionnelles (poisson mort manié) se révèlent inopérantes. Selon que l’on pêche du bord ou en bateau, l’emploi d’une canne de 3,50 à 5 m fait l’affaire. L’action de pointe doit être assez rigide. Le moulinet à tambour fixe de type lancer léger est garni de 150 m de nylon en 22 à 28/100e selon l’encombrement des lieux. Les meilleurs vifs ont une longueur comprise entre 6 et 10 cm. Ce sont toujours des poissons aux flancs recouverts d’écailles brillantes, qui renvoient de vifs éclats argentés, tels que l’ablette, le petit chevesne, le gardonneau. Goujons ou vairons peuvent également se révéler excellents. Il est important de sonder dans un premier temps la hauteur de la colonne d’eau à la verticale du scion, afin de bien pêcher au ras du fond. Dans les grands plans d’eau, il est conseillé d’immerger une ligne à 15 m, l’autre à 20 m, la troisième à 25 m, afin de multiplier les chances de rencontrer un banc de poissons.
La pêche au vif,  à la tirette
Cette technique consiste à lancer puis à ramener peu à peu sur le fond, par petites tirées successives entrecoupées de temps d’arrêt, un vif accroché par les lèvres. On peut ainsi pêcher à des profondeurs nettement supérieures (30 à 40 m contre 15 m au «manié»), lancer à des distances plus grandes (60 à 70 m), utiliser des alevins de 4 à 5 cm montés sur des hameçons n° 10 lorsque le sandre centre sa prédation sur le menu fretin. La canne est légère, souple à la pointe, d’une longueur de 3,50 à 4,50 m. Le moulinet à tambour fixe de type lancer léger est garni de 150 m en 24 à 26/100e. Le montage se termine par un hameçon simple 1/0 à 10 selon la taille du vif, qui peut être une ablette, un chevesne, un goujon, un vairon, une perchette, voire une écrevisse, une couenne de lard, une lanière d’encornet ou un leurre souple. Le poissonnet est enfilé à l’hameçon par la bouche. La pointe, tournée vers l’extérieur, cloue les deux lèvres. On effectue un lancer en direction des postes présumés. Lorsque le montage est parvenu au fond, on referme le pick-up puis on commence à récupérer par petites tirées d’amplitude variable, entrecoupées de temps d’arrêt plus ou moins longs pendant lesquels le vif s’active. A la touche, qui se traduit par un choc, une tirée, une tension dans le fil, on ouvre le pick-up pour rendre la main quelques secondes. Le ferrage est ample et énergique.

La pêche au vif, à la plombée
Seule cette méthode permet de prospecter avec le maximum d’efficacité les grandes profondeurs des ballastières et des lacs de barrage. La canne a une longueur de 2,70 à 3,80 m selon que l’on pêche du bord ou en bateau. Le moulinet est garni de 150 m en 20 à 26/100e. Plusieurs types de montages sont utilisables : une plombée simple, une plombée en dérivation, un flotteur coulissant ainsi qu’une plombée coulissante. Le vif est lancé moelleusement puis légèrement freiné lors de sa chute pour éviter les emmêlages et obtenir un étalement correct du montage. Le pick-up est maintenu ouvert. Il est important de lancer le plus loin possible, puis de ramener de 1 ou 2 m vers la berge toutes les dix minutes environ. Si le sandre avale franchement l’appât : il convient de laisser partir 1 à 2 m de ligne avant de ferrer énergiquement.

La pêche au poiss
on mort manié
Longtemps considérée comme la reine des pêches aux carnassiers, le sandre a néanmoins appris à s’en méfier. En de nombreuses circonstances, notamment dans les lacs de barrage ou les ballastières, dans tous les endroits profonds encombrés d’obstacles, elle demeure la technique la mieux adaptée au comportement du sandre. C’est aussi la plus sportive des pêches aux carnassiers.La canne doit être suffisamment raide pour transmettre, au-delà de 25 m, la nervosité et l’ampleur des mouvements donnés au poisson mort et être suffisamment légère pour travailler longuement et efficacement sans fatigue excessive (elle pèse moins de 200 g). Leur longueur varie de 2,50 à 2,70 m si l’on pêche en bateau et n’excède pas 3,80 m lorsqu’on prospecte des rives.Le moulinet est choisi dans les modèles à tambour fixe de type « lancer léger ». Son poids ne doit pas excéder 300-320 g. Il est d’une robustesse à toute épreuve, d’autant plus que le frein est réglé à la limite de la casseLe choix du diamètre et de la couleur du fil revêt une importance capitale. Avec la canne, il constitue «l’œil» du pêcheur, il est donc choisi dans des teintes vives : jaune fluo ou rouge corail.L’action de pêche consiste à donner l’illusion de la vie au poissonnet, afin de déclencher l’attaque du carnassier. Le lancer s’effectue souplement en balançant sous la canne, avec la meilleure précision possible et la plus grande discrétion, en direction du poste présumé. Pick-up ouvert, on garde ensuite du doigt un contrôle vigilant de la descente du leurre. La faute classique du débutant est d’effectuer une courte tirée qui, 30 m plus bas, n’a aucune incidence et ne fait pas bouger le poisson ! Le mouvement de traction décrit peut être accompagné de courtes saccades nerveuses imprimées sur 1 ou 2 m, ou au contraire de lentes tirées provoquant de molles ondulations. La touche peut se traduire par une incroyable diversité de sensations, souvent peu perceptibles, auxquelles il convient de répondre instantanément par un ferrage ample et énergique. Tout retard signifie invariablement un ratage, le sandre relâchant très vite la monture piégée.

La pêche au ver manié
Cette technique agréable et simple a été élaborée par les pêcheurs de sandre qui peuvent ainsi continuer à traquer leur poisson favori en période de fermeture spécifique du brochet. Le matériel est sensiblement identique à celui utilisé pour la pêche au poisson mort manié. On choisit de beaux lombrics à tête noire dont la taille varie de 12 à 15 cm. Le ver est esché en le piquant en 3 fois immédiatement en arrière de la tête si l’on utilise un hameçon triple, en deux fois de manière à former une petite boucle avec un hameçon simple. Il s’agit de laisser pendre le corps librement de manière à obtenir une allure souple et ondoyante.On effectue un lancer en souplesse, en freinant la chute grâce à une action de l’index sur le nylon, afin d’éviter de déchirer le ver par une arrivée trop brutale. On contrôle ensuite la descente jusqu’au fond, en maintenant la bannière tendue, avant de relever le scion d’un mouvement sec : l’appât va décoller de 20 à 30 cm. On accompagne à nouveau sa descente, avant de recommencer le même manège, tout en prenant bien soin de conserver un contact permanent avec le fond. Il est important de varier la vitesse de récupération, afin d’imprimer une nage ondulatoire au ver et de laisser reposer l’appât quelques instants sur le fond entre chaque tirée et relâcher. En effet, les touches se produisent souvent pendant ces courts instants et se traduisent alors par une tirée nette et visible en surface. On répond à l’attaque par un ferrage instantané.

Le poisson mort poséCette technique redoutable permet la capture de gros sandres. Nous savons en effet que leur comportement alimentaire les incite à ramasser les poissons morts tués par leurs congénères de taille moindre lors des frénésies alimentaires. On peut utiliser dans la mise en œuvre de cette méthode le matériel sophistiqué des pêcheurs de carpe, ou plus simplement celui décrit pour la pêche à la plombée. Un hameçon triple est préférable pour l’eschage des tronçons de poissons. Certains pêcheurs utilisent des morceaux de maquereaux, qui exigent un amorçage préalable. Le tronçon d’anguille est très apprécié, ainsi que le tout petit poisson (gardon, ablette…) fraîchement tué. Les vifs congelés sont également prisés, dans la mesure où ils semblent très frais.

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LA PERCHE et sa pêche



Voir aussi : Pêche de la perche au vif | La perche aux leurres | La perche au mort-manié | Pêche de la perche au ver 

    Description :

La perche est probablement le plus populaire de nos carnassiers; d'abord, sans doute, parce qu'elle est très jolie et très répandue, et que sa petite taille la met à la portée du plus modeste des pêcheurs à la ligne; ensuite parce qu'on peut la pêcher selon les techniques les plus diverses, des plus élémentaires aux plus «sportives», avec de réelles chances de ne pas rentrer bredouille et même, certains jours, d'en faire des bourriches dépassant toutes les espérances; enfin parce que sa chair est très appréciée, surtout présentée en filets de perche, dépourvus d'arêtes, qui font les délices des amateurs de friture croustillante.
Le corps de la perche est ovale, comprimé latéralement, assez allongé chez les sujets jeunes, plus massif chez les adultes et franchement bossu chez les plus vieux. Le pédoncule caudal est bien marqué. La tête n'est pas très grosse, avec une mâchoire inférieure qui s'avance un peu. La gueule, qui s'ouvre assez et trop courtes pour être très piquantes. Le rebord postérieur des opercules est très coupant. La perche est pourvue de deux nageoires dorsales, séparées par un petit espace: la première est composée de rayons durs et épineux-, la seconde, de rayons souples précédés de un ou deux rayons épineux. Les nageoires ventrales sont insérées à hauteur des pectorales. La queue est nettement échancrée. Le corps est entièrement recouvert de petites écailles très régulièrement et solidement implantées.
La coloration passe du vert olive sombre au vert bronze du dos, au jaune doré des flancs et au blanc crème du ventre; cinq à neuf larges bandes noires allant en pointe et s'effaçant vers la ligne latérale marquent la partie supérieure du corps. La dorsale épineuse porte une ou deux taches noires. Les nageoires ventrales, anale et caudale sont d'un beau rouge vif ou rouge orangé. Dans les eaux très claires, toutes ces teintes sont très vives et contrastées; dans les eaux opaques, elle peuvent être très ternes. Dans nos eaux, la perche peut atteindre 0,50 à 0,60 m de long pour un poids de 1,5 à 2 kg; mais la taille courante est plutôt entre 300 et 600 gr.

Pages en relation : Record de pêche de la perche | Recettes de la perche 

    Comportement :
   
La perche est présente dans toutes les eaux douces de basse et moyenne altitude. Elle préfère les eaux claires et pures plutôt vives, mais elle prospère bien dans les grands plans d'eau aux profondeurs importantes. Elle a besoin de «couverts» assez denses (herbiers, végétation et branchages noyés, amas rocailleux, etc.) pour s'y abriter de ses prédateurs et s'y tenir à l'affût de ses proies. N'aimant pas les fonds vaseux, elle se tient à proximité des fonds propres. Elle peut descendre jusqu'à des profondeurs importantes: -20 à -30 m, dans les grands lacs.
Ayant un instinct grégaire très poussé, les perches vivent en bancs d'une formidable densité quand elles sont au stade d'alevins. Mais très vite, sous l'action des prédateurs et du cannibalisme auto-limitant, cette densité s'amenuise et, au bout de deux ou trois années, les perches adultes se retrouvent en bandes de plusieurs dizaines (parfois une centaine et plus) d'individus sensiblement de même taille. À la fin, il ne restera plus, de la troupe primitive, que quelques très gros sujets. Ces différentes populations, inégales en nombre et en taille, ne se mélangent guère et, dans les grands lacs surtout, se tiennent souvent à des étages nettement séparés, les plus grosses en bas et les perchettes à la surface.
À l'intérieur de ces troupes, des phénomènes sociaux assez complexes interviennent pour assurer à la fois la survie du groupe et celle de l'individu, tout en garantissant la limitation sélective de l'espèce. En effet, le groupe n'est pas une simple juxtaposition d'individus réagissant séparément, mais une société induisant un comportement collectif. Ainsi, on observe le maintien d'une distance minimale précise entre chaque élément, qui engendre la sensation de sécurité du groupe: toute modification intempestive de cet espacement, provoquée par l'approche d'un prédateur, par exemple, se propage d'un sujet à l'autre et déclenche une réaction collective de fuite. De même, on constate un «positionnement hiérarchisé» au sein du groupe, chacun ne se répartissant pas au hasard, mais les plus forts occupant les meilleures places, qui leur assurent à la fois la protection (milieu du groupe) et la primauté sur la nourriture (tête du groupe). C'est pourquoi on trouve les sujets les plus gros et les plus forts devant et au centre; les «moyennement forts», derrière eux, débordant latéralement du fait qu'ils sont plus nombreux; les moins forts, derrière encore, formant la queue, les plus faibles étant en position extérieure; de cette façon, ce sont toujours les plus faibles qui sont exposés aux attaques des prédateurs, d'où la sélection. La prudence commande au faible de se placer derrière le fort pour ne pas être dévoré par lui.
La reproduction a lieu en avril-mai; la femelle dépose de longs rubans sur la végétation et les branchages immergés. Si elle n'est pas sévèrement limitée, la perche a tendance à pulluler et souffre de nanisme.


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    Régime Alimentaire :

La perche se nourrit de tous les petits organismes qu'elle trouve : larves, vers, crustacés, mollusques, etc. ; mais c'est sur les alevins et les petits poissons que s'exerce sa plus intense prédation.
Si le groupe assure à l'individu sécurité et efficacité dans la quête alimentaire, il constitue aussi pour lui une concurrence permanente au moment de s'emparer de la proie; il s'ensuit donc une compétition acharnée qui constitue, pour le pêcheur, la clé de la réussite s'il sait la mettre à profit. En effet, sur le poste d'affût, les plus grosses perches sont les mieux placées pour être les premières sur les proies; si les proies sont suffisamment nombreuses, les suivantes auront leurs chances, puis les suivantes encore, etc. Mais si les grosses, ayant, par exemple, leur méfiance éveillée, suivent sans attaquer, aucune des autres ne s'y risquera: c'est ce qui explique que c'est presque toujours les plus belles perches que l'on prend les premières, et aussi que si l'une d'elles se décroche, les touches s'arrêtent. En revanche, les très gros sujets isolés se comportent comme des carnassiers solitaires.

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LE SILURE et sa pêche



Voir aussi : Pêche du silure au vif | Pêche du silure aux leurres | Pêche du silure au poisson mort-manié | Pêche du silure au ver 


  Description :

Bien que mentionné depuis toujours dans le haut bassin du Rhône (Saône, Doubs), le silure ne faisait guère parler de lui depuis bien longtemps, quand les premières captures annoncées dans la Seille, affluent de la Saône, il y a une dizaine d'années, attirèrent l'attention sur lui. Depuis, c'est à une véritable explosion démographique de l'espèce que l'on a assisté dans ces mêmes rivières, où un pêcheur a pu en prendre, à lui seul, quelque 120 en trois ans, tandis que les journaux locaux n'étaient pas une seule semaine sans signaler une ou plusieurs captures. Mais des silures ont aussi été vus ou capturés ailleurs
en Loire, en Seine, dans la Dordogne, pour ne parler que des eaux libres. Actuellement, on ne peut parler d'une implantation réelle du silure que dans la Seille et dans la Saône, qui sont les seules rivières où l'on puisse vraiment le pécher avec toutes les chances de succès.
Bien qu'évoquant, ne serait-ce que par ses moustaches, le poisson-chat, le silure n'a pas du tout la même silhouette. Il a le corps plutôt mince et allongé, ondulant de façon serpentiforme, et portant une grosse tête ronde fendue par une gueule s'ouvrant largement; elle est pourvue de six barbillons (quatre petits sous le menton et deux très longs aux coins des lèvres). Les nageoires sont caractéristiques: une minuscule dorsale un peu en avant du dos et une très longue anale en ruban s'étendant du milieu du ventre à la queue. La peau, dépourvue d'écailles, est lisse et visqueuse. Sa robe est constituée de macules brunes, vert foncé, noir et gris sale, plus sombre sur le dos et jaune argenté sur le ventre. Sa gueule est pavée d'une multitude de petites dents serrées en massifs. Dorsale et pectorales portent un rayon épineux. En Europe centrale, il peut peser jusqu'à 250 kg et mesurer plus de 4 m ; les plus gros sujets « sauvages » capturés en France jusqu'ici pèsent une cinquantaine de kilos pour une longueur de 2 m environ.

En relation : Record de pêche du silure | Recettes du silure après la pêche 

    Comportement :
   
Le silure vit dans les rivières au courant plutôt lent et dans les grandes profondeurs (5 à 10 m), installé sur les fonds sableux et vaseux, aux endroits les moins éclairés, voûtes de branchages retombants, pied des berges creuses, tous obstacles immergés. Mais, entre la tombée de la nuit et le petit jour, il est capable de remonter vers les endroits moins profonds et même de se montrer à la surface. Il survit également dans les lacs, naturels ou artificiels.
Bien entendu, la présence d'un aussi grand prédateur dans une rivière n'est pas sans conséquences. Mais comme toutes les espèces, il s'intègre dans une chaîne alimentaire où tous les excès sont corrigés automatiquement pour entretenir un équilibre durable. Ainsi, comme le brochet, il défend, contre ses propres congénères, un territoire dont l'étendue est fonction de la richesse en nourriture et de ses propres besoins; au total, le rapport poisson-fourrage/prédateur restera constant. En outre, il faut se rappeler que beaucoup de gros poissons blancs, brème en particulier, n'ont plus aucun prédateur une fois parvenus à une certaine taille : seul le silure peut assumer ce rôle. II se reproduit en mai-juin; la femelle élabore un nid d'herbes aquatiques et y dépose ses neufs ; le mâle en assure la garde pendant un certain temps.


    Régime Alimentaire :

Le régime alimentaire du silure s'apparente davantage à celui de l'anguille qu'à celui du brochet; il mange des poissons vivants ou morts, des batraciens, des oiseaux aquatiques, des écrevisses, des vers de terre (il en est


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</script> très friand), des mollusques, etc.

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LELE SANDRE et sa pêche

 SANDRE et sa pêche



Voir aussi : Pêche du Sandre au vif | Pêche du sandre aux leurres | Pêche du sandre au poisson mort-manié | Pêche du sandre au ver 

    Description :

    Sa forme est allongée, avec une tête pointue chez les jeunes, plus massive chez les gros sujets, se prolongeant par un dos bombé. Percidé, il porte, comme la perche, deux nageoires dorsales (la première épineuse et la seconde souple), séparées par un petit intervalle. Les nageoires ventrales sont rapprochées des pectorales. La queue est large et puissante. Les yeux sont noirs mais ont des reflets phosphorescents. La bouche est largement fendue; les mâchoires portent de fortes canines pointues et des dents plus petites, mais cela constitue un armement nettement moins impressionnant que celui du brochet. Le rebord extérieur des opercules est très coupant. Le corps est recouvert de petites écailles rugueuses très solidement implantées. La coloration générale peut aller du gris argenté au gris-vert et même brun, plus foncée sur le dos, argentée sur les flancs et blanche sur le ventre, avec des bandes transversales plus foncées mais peu marquées.
Il peut atteindre une longueur de 1 m et un poids d'une quinzaine de kilos, mais les belles tailles courantes se situent entre 5 et 7 kg et la moyenne des prises vers 2 à 3 kg.

Voir aussi : Record de pêche du sandre | Recettes du sandre après la pêche 

    Comportement :

    Toutes les eaux dormantes ou faiblement courantes (même s'il est capable de monter, en certaines occasions, dans des courants assez forts) conviennent au sandre, pourvu qu'elles ne soient pas trop froides. On le trouve donc dans les fleuves, les rivières, les lacs et les étangs de basse et moyenne altitude. Il peut supporter des eaux saumâtres et même légèrement salées. Il se tient dans les couches plutôt profondes, pouvant descendre jusqu'à -25 ou -30 m, ce qui explique que, dans les eaux suffisamment profondes, il n'entre pas en concurrence directe avec le brochet, dont la niche écologique se situe au dessus de la sienne. Cependant, il peut très bien remonter dans moins de 1 m d'eau lors de ses quêtes alimentaires. II préfère les endroits peu éclairés, se tenant dans l'ombre des accidents de relief du fond, mais il peut aussi se poster en pleine lumière et même au soleil. En résumé, sa « zone de confort » se situerait entre 4 et 8 m de profondeur, dans les secteurs les moins éclairés et les plus encombrés; mais cela n'a rien d'exclusif.
    On retrouve, chez le sandre, le même antagonisme que chez la perche entre l'instinct grégaire qui fait vivre ces poissons en groupe, et l'instinct carnassier qui crée une forte tension concurrentielle parmi les membres du groupe. C'est ce qui fait que quand une troupe de sandres monte sur un poste de chasse, il se produit une excitation, une frénésie alimentaire qui pousse chaque individu à s'emparer de la proie avant les autres. Mais à la différence de la perche, le sandre a une activité prédatrice qui reste assez secrète, s'exerçant sous une certaine épaisseur d'eau; il est très rare de voir des sandres poursuivre des petits poissons jusqu'à la surface en faisant bouillonner l'eau. Par contre, il est fréquent qu'un gros sandre vienne crever bruyamment la surface en poursuivant une proie depuis le fond.

En général, les troupes de sandres suivent la pente du fond pour monter sur leurs postes de chasse. Les individus les plus actifs (ceux qui pèsent 1 à 3 kg) attaquent alors le plus grand nombre possible de proies: si elles sont petites, ils peuvent les avaler du même coup, mais le plus souvent (en particulier au moment des grandes frénésies alimentaires), ils les laissent tomber après le premier coup de dent pour en poursuivre d'autres. C'est alors que les sandres les plus gros, moins actifs et restant sur le fond, viennent ramasser ces proies fraîchement tuées ou agonisantes pour les dévorer. Sitôt la chasse terminée ou plus tard, la troupe revient explorer le fond à la recherche des victimes. En dehors de ces moments de chasse intense, les sandres se tiennent sur des postes de repos; ils ne se déplacent pratiquement pas, mais cela ne les empêche pas de s'emparer d'une proie qui passe ou tombe à leur portée: c'est le comportement presque exclusif des plus gros sandres vivant par deux ou trois ou en solitaire. La reproduction a lieu d'avril à juin. Après que la femelle a déposé ses oeufs sur des petites racines ou des parois rugueuses où ils restent collés, le mâle monte la garde auprès du nid, chassant agressivement tout intrus. Il est alors très vulnérable, se laissant prendre sans difficulté à tous les appâts ou leurres qu'on lui présente, moins pour se nourrir que pour défendre le nid, et aussi très facile à harponner et à grappiner au moyen de toutes sortes d'engins utilisés par les braconniers.
Enfin, il faut savoir que, en dehors des moments où il est sur sa frayère, le sandre est très sensible aux bruits et aux chocs. C'est le manque de précaution et de discrétion des pêcheurs en arrivant au bord de l'eau qui leur a longtemps fait croire que ce poisson ne vit que dans les grandes profondeurs et a des moeurs nocturnes. Par ailleurs, cette méfiance se traduit aussi par le rejet immédiat de toute proies reliée à une ligne opposant une résistance trop grande. Elle peut toutefois disparaître totalement dans les moments d'intense prédation.


     Régime Alimentaire :

    Au début de sa vie, le sandre se nourrit de tous les petits organismes qu'il peut trouver : larves, vers, crustacés, mollusques, etc. Puis, très vite, il commence à concentrer sa prédation sur les alevins, qu'il chasse activement. A mesure qu'il grandit, il va s'attaquer aux poissonnets plus gros, mais parallèlement, les proies mortes (entières ou en morceaux, pourvu qu'elles soient fraîches) prendront une part de plus en plus grande dans son régime. Malgré l'étroitesse de son gosier, il peut engamer des proies assez grosses, mais en général, il choisit des poissons de 5 à 10 cm. À partir d'une certaine taille, il semble ne plus se nourrir que de proies mortes, sans pour autant dédaigner une proie vivante facile à prendre.
Ses cycles alimentaires sont mal connus après des frénésies alimentaires qui peuvent s'étendre sur plusieurs jours, il est capable de rester de longues périodes sans se nourrir.

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Les postes à brochet en lac etang ou rivière.

Les postes à brochet en lac etang ou rivière.


Catégories en relation :



Un bon poste à brochet doit offrir au prédateur, le gîte et le couvert. Le choix des postes se fait donc en fonction des mouvements du poisson fourrage et de la présences ou non d'obstacles (herbiers, arbres, souches, pierres, etc ...), sachant que le brochet est plus familier de l'herbier que des racines.


Les postes à brochet en lac de barrage :
Tous les secteurs encombrés sont à priori favorables. C'est le cas par exemple des forêts immergées, dont la présence est trahie par les branches supérieures d'arbres morts qui dépassent au dessus de la surface, des éboulis ou des habitations immergées. En période de hautes eaux (généralement l'hiver), le ras des frondaisons de bordures, les trouées dasn les buissons immergés et l'entrelacs des racines de saules offrent d'excellents postes à faible profondeur. Les fonds en escaliers ne doivent pas être oubliés, de même que les hauts-fonds et les plages peu profondes. Le brochet vient souvent y chasser tôt le matin ou en fin de soirée. En été, il recherche la fraicheur et l'oxygène dispensés par l'arrivé d'un ruisseau par exemple et plus généralement les secteurs profonds qui se trouvent au pied des tombants rocheux.


Les postes à brochet en étang ou gravière :
Le brochet se déplace en toutes saison dans la partie profonde d'un étang, pour fuir des températures trop élévées de la période estivale qui induisent un déficit en oxygène ou au contraire, pour échapper au froid hivernal. On le rencontre souvent près des bordures, le long des berges, surtout lorsque celle -ci sont plantées d'arbres qui font de l'ombre, et dont les branches retombantes qui affleurent la surface sont convoitées comme postes d'affût. Le carnassier aime également s'embusquer à l'ombre des pontons, des barques amarrées ou, aux premiers beaux jours, dans les secteurs frais et oxygénés situés à proximité de l'arrivée d'un tributaire.


Les postes à brochet en rivière ou fleuves :
Le brochet est par excellence un poisson d'eaux calmes. il sera donc présent de préférence dans les zones situées à l'abri des courants principaux telles que les anses, les reculées, les bras morts, les fosses ou les remous lents des gros fleuves, mais très souvent près d'un obstacle comme les herbiers, souches, enchevêtrements de racines , arbres morts, enrochement, pile de pont, bref tout ce qui peut servir d'abris pour le roi des prédateurs d'eau douce.




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Pêcher la perche aux leurres



Nous savons que tout ce qui bouge, frétille, tourne peut tenter une perche, et les leurres clinquants, brillant de mille reflets, n'échappent pas à la règle. La technique de la perche aux leurres au lancer permet une prospection rapide et active de tous les bons postes, y compris les plus encombrés. Les virtuoses de l'ultra léger pourront ici pleinement s'exprimer sous les basses frondaisons des rives, qui dissimulent les repaires les plus secrets de la belle zébrée! Quel régal alors de tromper la vigilance puis d'extraire de sa cachette un gros sujet dépassant la livre, qui oppose tout son poids et toute son énergie au pêcheur.
Le Matériel
Perche aux leurres
Canne à lancer léger de 1.80 à 2.20 m (scion souple)
Moulinet Tambour fixe léger ou ultra-léger
Nylon de pêche : 14 à 24/100 



La finesse du nylon conditionne la précision du lancer. Il peut être utile d'ajouter une fine crinelle d'acier ou un brin de Kevlar dans les eaux contenant du brochet.


Les cuillers tournantes

Perche aux leurres
Tous les modèles destinés à la Truite, plombés sous la Palette ou en tête, peuvent convenir, de tailles 0, lorsqu'on pêche en eau peu profonde(petites rivières et queue d'étang ) aux numéros 1 ou 2. Dans certaines circonstances de pêche de la perche aux leuures(eaux très profondes, grosses perches récalcitrantes), on peut être amené à utiliser des cuillers n° 3. Dans ce cas, le matériel de base est adapté à la pêche du brochet. La teinte de fond est dorée, cuivrée; argentée ou noire, agrémentée de points ou zébrures de couleurs vives auxquels la perche semble très sensible. Elle apprécie tout autant des fantaisies ornant le triple telles que teasers, pompon rouge, leurre souple, poissonnet de plastique. Les minuscules cuillers-mouches sont intéressantes pour prospecter les bordures, les plages peu profondes, les herbiers en été et en automne, lorsque les Perches y chassent le menu fretin.


Les cuillers ondulantes

Perche aux leurres
Excellents leurres, ils passent pour les meilleurs en eau profonde, dans les modèles longs de 3 a 6 cm pour un poids de 5 à 6 g. L'hameçon peut également comporter quelques additifs comparables à ceux employés pour les cuillers tournantes.


Les leurres souples

Perche aux leurres
Leur arrivée sur le marché a révolutionné la pêche de la perche aux leurres. La belle zébrée est en effet très sensible à ces leurres qui sont d'une rare efficacité l'hiver, en eau profonde, lorsque les petits prédateurs ont rejoint le refuge des branches immergées.
La tête plombée de 3 à 6 g, qui maintient la pointe de l'hameçon en l'air, évite des accrochages trop fréquents. Les modèles de type virgule long de 3 à 7 cm, à la nage frétillante des plus attractives, fonctionnent bien dans les coloris clairs, blancs ou jaunes.
On peut également piquer le leurre sur une monture destinée au poisson mort, l'associer à une cuiller tournante ou ondulante, ou encore à une monture Jig destinée au black bass.


L'action de pêche

Perche aux leurres

En lac de barrage, il est important d'explorer toute la hauteur de la colonne d'eau, à partir des fonds de 20-25 m jusqu'à proximité de la surface. En rivière et en étang, on s'attarde particulièrement à proximité de tous les obstacles. La récupération, particulièrement en eau calme, ne doit pas être monotone ni trop régulière. Elle est saccadée, entrecoupée d'arrêts, de tirées, de relâchera, de mouvements latéraux du scion qui font changer le leurre d'axe. Une action de dandine au ras du fond, le long de berges abruptes ou d'obstacles, se révèle toujours payante pour la pêche aux leurres, surtout avec les leurres souples.  
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Pêche du black bass au vif

Pêche du black bass au vif


Ce n'est pas le mode de pêche de prédilection du Black bass ( Le Black bass auxleurres étant meilleur ), mais essayez la pêche à la Grenouille, c'est incroyable !!!!

Le MatérielCanne à lancer léger de 2,30.
Moulinet Tambour fixe
Nylon de pêche : 24 à 28/100





Le black bass au vif -poisson-
Le matériel et les montages sont sensiblement identiques à ceux décrits pour la pêche à la ligne flottante de la perche. Le vif est lancé en direction des postes présumés puis déplacé au bout de quelques minutes de poste en poste. Il peut être immergé à fond, l'hiver, sur une plombée coulissante. La perche-soleil constitue unvif très apprécié. Il faudra toutefois privilégier les petits vifs, un vif trop gros sera delaissé, préférez les petits poissons comme le gardon ou le rotengle de 8-9 cm maximum, le goujon est un excellent vif pour la pêche du black bass au vif.


Le black bass au vif -L'écrevisse-
L'écrevisse, eschée à un hameçon simple n° 4, est propulsée à proximité des postes à l'aide d'un buldo, puis ramenée lentement. On peut l'utiliser avec bonheur selon la technique de la 'tirette' . Il s'agit là d'un excellent appât, très prisé du black bass, surtout l'écrevisse américaine (la seule dont l'emploi est autorisé), dans les tailles 5-7 cm. Les sujets à carapace molle sont spécialement appréciés.


Le black bass au vif -Grenouille-
Attention il est interdit de pêcher à la grenouille dans certaines régions.
C'est le roi des appâts naturels en période estivale. Le black bass se donne tant de mal pour la capturer qu'on ne peut nier la véritable fascination qu'exerce sur ce prédateur le sympathique amphibien. La grenouille permet, de fin juin à mi-septembre en général, selon la législation, de capturer les black bass qui se tiennent juste sous la surface, embusqués parmi les nénuphars. L'une des meilleures manières de la présenter et de contrôler son travail est de l'escher à un hameçon simple n° 4 à 5 (dans ce cas, les deux lèvres sont clouées) fixé à une potence de 20 cm dont le noeud de jonction avec le corps de ligne est situé à 1 m environ d'un buldo peu rempli d'eau. L'appât est propulsé avec douceur, puis ramené parmi les nénuphars en le faisant sautiller. La touche est spectaculaire, le bass bondissant hors de l'eau pour s'emparer de l'amphibien convoité, en effectuant parfois des chandelles stupéfiantes. Le ferrage est souvent instantané, sans intervention du pêcheur.




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Pêche du black bass aux leurres



Si l'on a la chance de se trouver en présence d'un plan d'eau où le Black Bass est en bonne densité, aucune hésitation, c'est aux leurres artificiels qu'il faut le pêcher si on veut vraiment se donner du plaisir et de l'émotion... Certes, il mord parfaitement aux appâts vivants, mais c'est bien dans les techniques les plus sportives qu'il fait la démonstration de ces qualités qui ont toujours fait de lui l'adversaire favori des pêcheurs américains.
Le Black Bass est connu pour le nombre et la diversité, voire l'extravagance, des leurres susceptibles de provoquer son attaque. Il est impossible de les décrire tous, surtout si, comme il se doit, on prend en compte ceux qui figurent dans les pages des catalogues américains; mais on peut les regrouper en plusieurs catégories en fonction de l'action de pêche qui leur est propre.

Le MatérielCanne à lancer léger de 2,30.
Moulinet Tambour fixe plus léger possible
Nylon de pêche : 24 à 28/100



Les cuillers ondulantes


Les seules cuillers ondulantes réellement adaptées à la pêche du Black Bass, créées pour satisfaire la clientèle américaine, sont presque introuvables en France. Elles doivent répondre à plusieurs contraintes: les palettes, minces et allongées, mesurent 6 à 8 cm et pèsent de quelques grammes à 20 g. Elles sont terminées par un hameçon simple fort de fer ou un triple dont l'habillage est très important. Des filaments de plastique ou un toupet de plumes excitent en effet la convoitise du poisson. Si la palette peut être unicolore, des couleurs variées sont à rechercher, agrémentées de points noirs, rouges, jaunes ou verts, ou de zébrures multicolores. Les cuillers lourdes sont utilisées l'hiver, quand les black bass ont rejoint les profondeurs. Des modèles très légers peuvent se montrer efficaces l'été, ramenés juste sous la surface.

Les cuillers tournantes


Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'un leurre adapté à la pêche du Black Bass, n'importe quel modèle de cuiller, dans les tailles comprises entre 1 et 4, peut capturer le carnassier le jour où il est en appétit !
On augmente ses chances en misant encore sur la fantaisie: palettes aux couleurs variées, habillage de l'hameçon tel que pompon de laine rouge, plumet, teasers de toute nature en matière plastique souple, poissonnet en plastique. Les cuillers plombées en tête sont utilisées l'hiver ou au coeur de la canicule pour rechercher le black en profondeur. Les modèles à plombée axiale sont préférés pour prospecter en été juste sous la surface. La récupération d'une cuiller tournante doit être lente et irrégulière, saccadée. La cuiller, très en vogue en France, est peu utilisée aux États-Unis. On ne peut en effet pêcher correctement en surface, ni effectuer les temps morts fréquemment mis à profit par le black pour attaquer.

Les poissons-nageurs


Il en existe des centaines, dont la plupart montrent des formes extravagantes. Ce sont les leurres à Black Bass par excellence, dans la mesure où ils montrent une grande souplesse d'utilisation, et sont conçus pour pêcher à tous les niveaux de profondeur selon les modèles. Certains sont flottants, d'autres plongeants. Ils sont le plus souvent brillamment colorés, et leur conception autorise toutes les allures de récupération, y compris les trémoussements sur place avant une soudaine traction, auxquels le Black Bass est si sensible. Les premiers poissons-nageurs spécifiquement destinés au black bris furent les Floppy et les Plucky, aujourd'hui détrônés par les imitations en bois telles que les Rapala ou les Creek-Chub. Les tailles les mieux adaptées varient de 7 à 15 cm. Il convient d'éviter de propulser directement le leurre sur un poste ou, pire, sur un
poisson repéré. Trop de pêcheurs sont convaincus de l'utilité de surprendre le black et de l'inciter à mordre en le bombardant, alors qu'ils ne font qu'éveiller sa méfiance ! Lorsqu'on utilise des leurres de surface, on attend ensuite quelques instants avant d'entamer la récupération. Les pêcheurs américains affirment que, pour tenter les gros blacks, le leurre doit demeurer immobile au moins 2 mn. Sans aller jusque-là, 10 à 20 s sont souvent nécessaires avant de le faire se trémousser sur place, puis de donner 2 ou 3 coups de manivelle qui ont pour effet de le faire plonger en créant des bulles et un léger remous. Lorsque le leurre remonte, il se fige à nouveau avant d'être dandiné sur place selon le même manège. Si la lenteur de cette allure n'est pas respectée, le black abandonne la poursuite, rate le leurre ou se décroche au ferrage.
La touche ne se traduit pas forcément par une attaque spectaculaire : il peut s'agir dans certains cas d'un léger mouvement de houle auquel on répond par un ferrage immédiat.

Les leurres souples


Ils n'ont rien à envier, en matière de créatures invraisemblables, aux mouches et autres poissons-nageurs destinés au black. Les plus anciens, les plus simples et sans doute encore les meilleurs, figurent plus ou moins de gros lombrics, des chatouilles ou des chenilles. Il en existe une infinité de modèles plus ou moins élaborés, enfilés sur un hameçon spécial anti-herbe, précédés ou non d'un casque ou d'un plomb sphérique en guise de lest, selon que l'on pêche au fond ou en surface.
Certaines formes déploient des appendices, pattes, queues, antennes, qui peuvent évoquer alors des grenouilles, des têtards, des alevins, des écrevisses et autres monstres imaginaires...
Les montures lestées sont ramenées au ras du fond en alternant sautillements sur place et glissés. Elles peuvent également se déplacer entre deux eaux, en une nage lente, hésitante, imprimée par des mouvements de tirées et de relâchés.
Les montures dépourvues de plombées sont ramenées en surface à la manière d'un popper.

L'action de pêche


On lance sur les chasses ou les postes présumés, discrètement, un placage bruyant n'étant pas nécessaire pour attirer l'attention du Black Bass. La chute du leurre suffit à le mettre en alerte. Il est important de veiller à étendre la soie bien droite. Le popper doit ensuite rester immobile au moins 10 s, le temps que les rides formées par sa chute à la surface disparaissent. C'est en effet souvent durant cette phase qu'il attaque! Si rien ne se produit, on effectue une tirée sèche, exercée sur la soie de la main gauche, d'environ 10 cm, de façon à provoquer le fameux éclaboussement et le petit bruit caractéristique. Le leurre est à nouveau immobilisé /c'est très important/. On peut alterner ces manoeuvres avec des tremblements sur place imprimés de la pointe du scion.
Les faux lancers sont réduits au minimum, et le plan de battement du scion franchement décalé entre le lancer arrière et le lancer avant évite au leurre de venir percuter la canne et d'occasionner de sérieux dégâts. Le pêcheur doit conserver une attention constante sur son leurre. La touche n'est en effet pas forcément spectaculaire, et peut se traduire par un gobage très discret exigeant toutefois un ferrage rapide et puissant.
Il est inutile d'insister trop longuement sur le même poste, les gros blacks attaquant souvent au premier passage.
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Pêcher le black bass au ver

Pêcher le black bass au ver


Le MatérielCanne à lancer léger de 2,30.
Moulinet Tambour fixe
Nylon de pêche : 24 à 28/100



L'action de pêche


Black bass au ver

Les vers sont tous bons bien qu'une légère préférence est à noter pour le ver de terre à tête noire (Lombric), sûrement parceque c'est le ver plus gros et donc le plus visible/appétissant ... Le ver de terreau donne aussi de bon résultat.Il peut être présenté à fond, esché sur une plombée classique, ou fixé à une ligne flottante. Cette bouchée de choix pour le black bass est réellement efficace lorsqu'elle est utilisée en surface, non lestée, et ramenée lentement en alternant tirées et périodes d'arrêt plus ou moins prolongées. Une excellente technique pour le black bass au ver.

La touche est souvent brutale. Il convient d'y répondre par un ferrage immédiat car le poisson aspire littéralement le lombric. Dans certains cas, elle est discrète, d'où l'intérêt d'utiliser un fil fluorescent qui permet de noter le plus imperceptible déplacement anormal. Lorsqu'on utilise un lancer puissant, il peut être utile de lester le lombric à l'aide d'un buldo afin de mieux propulser l'appât. Dans ce cas, le bas de ligne mesurera 40 cm, armé d'un hameçon n° 4 ou 5. Bien sûr, l'image d'un lombric nageant au ras de la surface n'est pas très conforme au mode de vie de cet invertébré, mais le black bass apprécie... et c'est bien là l'essentiel ! Un vif non lesté peut être utilisé au ras de la surface de la même manière !

En conclusion, la pêche du Black bass au ver peut être une très bonne technique, mais les puristes préféreront la pêche aux leurres car plus sportive.
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